Isoler et chauffer sa maison ancienne

Cette question constitue un vrai casse-tête pour qui veut satisfaire ses différents paramètres.

1° paramètre : le comportement thermique spécifique des maisons anciennes. Elles ont deux qualités : forte inertie thermique et bonne gestion de l’humidité. Et un inconvénient : ce sont des passoires, surtout si ont été enlevés les diverses protections prévues par leurs plans initiaux (couloirs et batiments annexes coté froid, foin dans le grenier, petites ouvertures, végétations anti-vent et humidité). Il faut donc contrôler l’entrée de l’air sans bloquer la vapeur d’eau ni annuler l’inertie thermique. Le problème est d’autant plus ardu que chaque maison implique des solutions particulières, adaptées à ses structures et matériaux.

2° paramètre : la multiplicité des matériaux isolants disponibles. En restant dans les matériaux bio-sourcés, le choix est large aujourd’hui : chanvre, bois, ouate de cellulose, laine de mouton … Mais lesquels choisir, pour quel emploi, avec quelle pose pour qu’ils aient l’efficacité, la durabilité et le prix optima ?

3° paramètre : la diversité des énergies. Les énergies renouvelables se bousculent au portillon : bois, géothermie, photovoltaique. Sans oublier que les énergies fossiles (gaz naturel notamment) restent souvent des solutions compétitives avec une chaudière performante tout en offrant un grand confort d’utilisation.

4° paramètre : les réglementations thermiques. On sait à MPF que le bâti existant relève d’une réglementation spécifique (RT Ex) différente de celle applicable au bâti neuf. Mais les limites sont floues et les réglementations changeantes. De ce fait, les interprétations varient selon les acteurs, notamment du côté des organismes chargés de la mise en œuvre des aides fiscales et financières prévues en faveur des économies d’énergie.

Cette rubrique se propose d’apporter quelques éclairages pour aider les adhérents et le public à s’orienter dans ce champ complexe afin de raisonner plus justement leurs choix.

Elle ne prétend ni à l’exhaustivité ni à l’infaillibililté. Merci aux lecteurs de signaler les erreurs et les lacunes toujours possibles et de nous aider par leurs apports à les corriger.